UNE FEMME AU ROYAUME DU COSOM - Jessica Barbales n’a pas besoin de patins pour te clencher
P.-A. Buisson / photo Dominic Gouin
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La passion des Québécois pour le hockey n’a pas de limites, semble-t-il, et une variante du sport n’impliquant pas de patinoire est pratiquée par des milliers d’adeptes chaque semaine. Conversation avec une fervente de hockey cosom.
T’es une fille, et tu joues au hockey cosom, ce qui est assez inhabituel. Explications?
Ma passion pour le hockey remonte à mon arrivée au Québec, il y a 13 ans, où j’ai vu des matchs de hockey du Canadien à la télévision. J’ai immédiatement adoré ce sport. J’ai été marqueuse au hockey plusieurs saisons, et j’ai décidé un moment donné de jouer moi-même pour la passion du sport, tout simplement.
Les joueurs de hockey ont souvent des groupies. Tu as des admirateurs?
En effet, j’en ai plusieurs. Ce n’est pas pour me vanter, mais j’attire pas mal l’attention.
Contrairement aux autres sports d’équipe, le hockey cosom se pratique à l’année, dans un gymnase. Y a-t-il des périodes où ça te tente moins?
Nos parties se déroulent toujours au Gymnase Papineau ou ailleurs dans des écoles avoisinantes. Et je ne joue pas l’été, préférant le soccer ou le volley-ball à la plage. |
Comment la compétition est-elle vécue dans une équipe féminine?
Je crois que c’est pire que lorsque c’est mixte, alors que tout le monde dans l’équipe s’entraide; les filles sont très exigeantes et il y a beaucoup de jalousie.
De quoi parlez-vous dans le vestiaire?
Ben voyons, vous connaissez le refrain, ce qui se passe dans le vestiaire reste dans le vestiaire... Sans farce, nous rigolons, parlons du match, du Canadien et de nos jobs en général.
L’anecdote de tournoi la plus drôle?
Une fois, en été, nous avons joué pour le plaisir et alors que la température était assez élevée; on jouait avec peu de vêtements, disons, et une fille en échappée s’est fait accrocher par la main d’une autre joueuse. Son t-shirt s’est déchiré, laissant voir ses attributs face à la gardienne adverse, qui en plus d’arrêter la balle a dû garder sa concentration et arrêter la fille nue devant elle.
Comment parviens-tu à rester féminine en pratiquant un sport aussi viril?
J’ai été élevée avec deux frères et j’ai toujours eu plus d’amis masculins tout au long de ma vie. J’adore les sports extrêmes, la moto et le risque en général, alors pour moi, le hockey est loin d’être un sport très dangereux. J’aime l’esprit de compétition et tente toujours de me défoncer au maximum dans tout ce que je fais.
Source : http://www.nightlifemagazine.ca/magazine/view/1686 |